La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 18 : La médaille

 

Harry, suivant toujours Dumbledore, ils gagnèrent le bureau directorial.

 

            “Assis-toi, Harry !” lui proposa Dumbledore en s’installant dans son fauteuil.

 

            Harry, obéissant, s’assit sur une chaise, se demandant bien ce qui se passait.

 

            “Harry, comme tu le sais, Voldemort est prêt à tout pour te supprimer de son chemin, je ne t’apprend rien. Mais tu m’as demandé, lors de ta première année à Poudlard, pourquoi Voldemort avait voulut te tuer, lorsque tu n’avais qu’un an. Ce jour-là, je n’avais pas voulu te le dire. Maintenant, il est temps que tu le sache. En tout cas, c’est l’une des raisons qui a pousser Voldemort à vouloir te tuer. Mais, pour que tu comprennes mieux ce qui se passe, je dois d’abord te donner ceci !” commença-t-il en tendant à Harry, une petite boîte.

 

            Celui-ci l’ouvrit, intrigué, et en sortit une petite chaînette en or et une médaille, rouge et or, qui représentait un lion altier et portant l’inscription “G.G”. Harry l’observa sans trop comprendre ce à quoi Dumbledore voulait en venir. Ce dernier, devant l’expression interrogative de l’adolescent, expliqua :

 

            “- Cette médaille, appartenait, à l’origine, à Godric Gryffondor, d’où ses initiales “G.G” et le lion, symbole de ta maison, et aussi, Harry, de ta famille. Ton père me l’avait confié, en attendant que tu ait l’âge d’en prendre possession. Cette médaille est une sorte de tradition familiale, depuis des générations, depuis plus de mille ans, en fait. Elle était transmise de père en fils, lors de la quinzième année de l’enfant.

 

             - Alors, je serai donc un descendant de Gryffondor ? s’étonna Harry.

 

             - Oui, Harry ! Depuis que tu es à Poudlard, tu en a eu diverses preuves, notamment quand tu as sortit l’épée de Gryffondor du Choixpeau Magique. Toi qui te demandais si tu avais vraiment ta place à Gryffondor, tu as une réponse claire et nette. Tu y es encore mieux que dans une autre maison, et surtout pas à Serpentard. Cependant, je dois te dire que cette médaille est un secret familial, et que, par conséquent, personne ne doit connaître son existence. Et, autre chose Harry, avant que tu rejoignes tes amis, tu demandais si tu étais un descendant de Gryffondor, et bien, tu es même plus qu’un simple descendant, tu es l’héritier de Gryffondor ! Tout comme Voldemort est l’héritier de Serpentard !

 

             - Et vous croyez que c’est l’une des raisons qui aurait pousser Voldemort à vouloir me tuer ?

 

             - Oui ! Je pense que Voldemort avait senti que tu représenterai une menace pour lui et à voulut se débarrasser de toi, avant que tu ne devienne dangereux pour lui !

 

             - Au fait, professeur ! lança Harry, en mettant la chaînette. Vous pensez que c’est Voldemort qui aurait fait apparaître la Marque des Ténèbres, hier ?

 

             - Non, Harry ! Pour la simple bonne raison que Voldemort, si il avait voulut attaquer Poudlard, ne se serait pas ainsi annoncer en faisant apparaître cette Marque. Je pense qu’il s’agissait d’un simple avertissement ! Mais, ça signifierai qu’au moins une partie de ses Mangemorts se trouvaient près de Poudlard ! Mais, ce que je ne comprend pas, c’est pourquoi ils ont fait apparaître la Marque ! C’est le meilleur moyen de se faire repérer !

 

             - Ben, les Serpentard étaient dehors, non ?

 

             - Oui ! Mais aucun d’eux n’aurait pu la faire, car, si, par le plus grand des hasards, l’un d’eux parvenaient à la faire, ils risqueraient de trahir leurs parents ! Et puis, de plus, elle demande une grande capacité magique que aucun d’eux n’aura jamais !”

 

            Harry sourit à ces mots. Fumseck vint soudain se poser sur le bureau, dans un léger bruissement de plumes. Un moment de silence s’installa. Quelque chose tracassait Harry. Il se décida finalement à poser la question.

 

            “- Professeur ?

 

             - Oui, Harry !

 

             - Vous disiez que cette médaille est un secret familial, mais alors, comment savez-vous autant de chose sur ce sujet, alors ?

 

             - Euh...! Disons que j’en ai entendu parler !”

 

            Harry eut alors la très nette impression, au ton de sa voix, qu’il ne disait pas toute la vérité. Mais, il laissa tomber et passa à un autre sujet qui le préoccupait.

 

            “- Professeur, vous avez eut des nouvelles de Rogue ?

 

             - Du professeur Rogue.

 

             - Oui, du professeur Rogue !

 

             - Non, malheureusement ! Mais ce silence ne me parait pas bon signe. Voldemort n’est pas tendre avec ses serviteurs. Encore moins avec ceux qui lui mentent. Il est capable de déceler des choses que n’importe quel autre être vivant ne pourrai imaginer, notamment les mensonges. Et...! Pourquoi, cette question ?

 

             - Ben, vous avez annulé, temporairement les cours en extérieur, à cause des évènements d’hier, mais, aussi le cours de Potion, alors que ces cours n’ont pas lieux en extérieur, et puis, ce matin, il n’était pas là !

 

             - Oui ! Effectivement ! Pourtant, hier, tout semblait habituel ! Je l’ai envoyé vérifié si tous ses Serpentard étaient dans leur Salle Commune et c’est lui qui a retrouvé les élèves manquants, dans le Parc ! Mais, ...!”

 

            Il s’interrompit lorsque le professeur McGonagall, ayant frappé, entra dans la pièce.

 

            “- Excusez-moi de vous déranger, mais Cornélius Fudge est ici et voudrait vous parler, monsieur le directeur ! Il dit que c’est urgent et qu’il est pressé !

 

             - Bon ! Faites le venir à mon bureau, Minerva ! Quant à toi, Harry, tu peux aller rejoindre tes amis.” ajouta-t-il, à l’adresse de l’adolescent, tandis que McGonagall, quittait le bureau, sûrement pour chercher Fudge.

 

            Or, Harry ne voulait surtout pas voir le ministre de la magie, tant qu’il pouvait l’éviter. Alors, il sortit rapidement du bureau.

 

            Revenu devant la Gargouille, il s’arrêta, préoccupé, et observa sa médaille d’un air distrait. Pourquoi Dumbledore avait-il jugé préférable de la lui donner maintenant, et pas plus tôt, si cette médaille avait vraiment un effet protecteur ?

 

            Finalement, lassé de ne pas trouver de questions à ses réponses, Harry prit le chemin de la Tour de Gryffondor.

 

            “Ah enfin ! Te voilà, Harry ! Qu’est-ce qu’il te voulait Dumbledore ?” demanda Ron, lorsque Harry eut rejoint ses deux amis, dans un coin de la Salle Commune.

 

            Hermione, quant à elle, était penchée sur un livre épais, et ne releva pas une seule fois la tête du bouquin.

 

            “- Euh...Il voulait me parler de ce qui s’est passé hier ! (ce qui n’était pas tout à fait un mensonge !)

 

             - Ah ! En tout cas, je suis content que tu sois revenu ! Car Hermione ne s’est pas montré très bavarde depuis tout à l’heure ! Depuis qu’on est revenu dans la Salle Commune, après que tu sois parti avec Dumbledore, elle est plongé dans ses livres ! On se fait une partie d’échecs ?

 

             - Oui, pourquoi pas ?” accepta Harry.

 

            Le reste de la matinée passa tranquillement. Ron ne cessa de faire des suppositions à propos d’Hermione, qui passa tout son temps à lire, l’air maussade, et ne leur adressa pas une seule fois la parole.

 

            “- Je suis sûre qu’elle râle parce que les examens sont annulés ! marmonna Ron, après leur cinquième partie d’échec.

 

             - Ca m’étonnerai ! Elle ne nous ferai pas la tête pour...! Dis moi, Ron, vous ne vous seriez pas, encore disputés ?

 

             - Qui ça ? Moi et Hermione ? Non...! répliqua Ron. Oh, t’as gagné ! Oui, on s’est disputé ! Et alors ? céda Ron.

 

             - Et c’est quoi le motif, cette fois ? demanda Harry.

 

             - La même chose que d’habitude ! Elle m’énerve ! bougonna Ron.

 

             - Vous êtes pénible, tous les deux ! A vous disputer pour des bêtises de ce genre ! Que je sache, pour l’instant, elle prend son rôle de préfète très au sérieux, sans, toute fois, devenir aussi maniaque que Percy, que je sache. Et puis, si ça concerne Krum, elle a droit de sortir avec qui elle veut !

 

             - C’est pas ça ! Enfin, ça concerne Krum d’une certaine façon ! Car Fred et Georges ont entendus dire que les élèves de Durmstrang allaient venir, cette année, à Poudlard !

 

             - Ah bon, pourquoi ? s’étonna Harry, sans comprendre la raison de la dispute.

 

             - Je sais pas ! En tout cas, quoi qu’il en soit, Krum l’avait dit à Hermione, lorsqu’elle était allée chez lui ! Elle aurait pu nous le dire !”

 

            Harry éclata soudain de rire.

 

            “- Qu’est-ce qui t’arrive ? râla Ron, l’air un peu vexé.

 

             - Ron, vous êtes idiots de vous disputer pour une telle chose ! Si ça se trouve, elle pensait nous en faire la surprise !

 

             - Peut-être ! Mais n’empêche, on est ses amis....! On refait une autre partie ?

 

             - Pas tant que vous ne vous serez pas réconciliés !”

 

            L’après-midi se passa paisiblement. Ron et Hermione avaient faits la paix. Le cours d’Astronomie et le double cours d’Enchantements s’étaient écoulés rapidement.

 

            Après le dîner, les élèves restèrent longtemps, pour commenter les évènements de la journée, dans la Salle Commune. Ron, les jumeaux, Harry, Hermione et Lee, firent plusieurs parties de batailles explosives. Vers dix heures, les Gryffondor regagnèrent enfin leurs dortoirs respectifs.

 

            Harry passa un long moment à essayer de s’endormir. Il se posait trop de questions pour pouvoir dormir. Si bien que, dans le calme du dortoir endormi, Harry resta longtemps, songeur, les yeux au plafond, préoccupé par cette histoire de médaille.

 

 

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