La vengeance de Voldemort
Harry,
suivant toujours Dumbledore, ils gagnèrent le bureau directorial.
“Assis-toi, Harry !” lui proposa Dumbledore en
s’installant dans son fauteuil.
Harry, obéissant, s’assit sur une chaise, se demandant
bien ce qui se passait.
“Harry, comme tu le sais, Voldemort est prêt à tout pour
te supprimer de son chemin, je ne t’apprend rien. Mais tu m’as demandé, lors de
ta première année à Poudlard, pourquoi Voldemort avait voulut te tuer, lorsque
tu n’avais qu’un an. Ce jour-là, je n’avais pas voulu te le dire. Maintenant,
il est temps que tu le sache. En tout cas, c’est l’une des raisons qui a
pousser Voldemort à vouloir te tuer. Mais, pour que tu comprennes mieux ce qui
se passe, je dois d’abord te donner ceci !” commença-t-il en tendant à Harry,
une petite boîte.
Celui-ci l’ouvrit, intrigué, et en sortit une petite
chaînette en or et une médaille, rouge et or, qui représentait un lion altier
et portant l’inscription “G.G”. Harry l’observa sans trop comprendre ce à quoi
Dumbledore voulait en venir. Ce dernier, devant l’expression interrogative de
l’adolescent, expliqua :
“- Cette médaille, appartenait, à l’origine, à Godric
Gryffondor, d’où ses initiales “G.G” et le lion, symbole de ta maison, et
aussi, Harry, de ta famille. Ton père me l’avait confié, en attendant que tu
ait l’âge d’en prendre possession. Cette médaille est une sorte de tradition
familiale, depuis des générations, depuis plus de mille ans, en fait. Elle
était transmise de père en fils, lors de la quinzième année de l’enfant.
- Alors, je serai
donc un descendant de Gryffondor ? s’étonna Harry.
- Oui, Harry !
Depuis que tu es à Poudlard, tu en a eu diverses preuves, notamment quand tu as
sortit l’épée de Gryffondor du Choixpeau Magique. Toi qui te demandais si tu
avais vraiment ta place à Gryffondor, tu as une réponse claire et nette. Tu y
es encore mieux que dans une autre maison, et surtout pas à Serpentard.
Cependant, je dois te dire que cette médaille est un secret familial, et que,
par conséquent, personne ne doit connaître son existence. Et, autre chose
Harry, avant que tu rejoignes tes amis, tu demandais si tu étais un descendant
de Gryffondor, et bien, tu es même plus qu’un simple descendant, tu es
l’héritier de Gryffondor ! Tout comme Voldemort est l’héritier de Serpentard !
- Et vous croyez
que c’est l’une des raisons qui aurait pousser Voldemort à vouloir me tuer ?
- Oui ! Je pense
que Voldemort avait senti que tu représenterai une menace pour lui et à voulut
se débarrasser de toi, avant que tu ne devienne dangereux pour lui !
- Au fait,
professeur ! lança Harry, en mettant la chaînette. Vous pensez que c’est
Voldemort qui aurait fait apparaître la Marque des Ténèbres, hier ?
- Non, Harry !
Pour la simple bonne raison que Voldemort, si il avait voulut attaquer
Poudlard, ne se serait pas ainsi annoncer en faisant apparaître cette Marque.
Je pense qu’il s’agissait d’un simple avertissement ! Mais, ça signifierai qu’au
moins une partie de ses Mangemorts se trouvaient près de Poudlard ! Mais, ce
que je ne comprend pas, c’est pourquoi ils ont fait apparaître la Marque !
C’est le meilleur moyen de se faire repérer !
- Ben, les
Serpentard étaient dehors, non ?
- Oui ! Mais
aucun d’eux n’aurait pu la faire, car, si, par le plus grand des hasards, l’un
d’eux parvenaient à la faire, ils risqueraient de trahir leurs parents ! Et
puis, de plus, elle demande une grande capacité magique que aucun d’eux n’aura
jamais !”
Harry sourit à ces mots. Fumseck vint soudain se poser
sur le bureau, dans un léger bruissement de plumes. Un moment de silence
s’installa. Quelque chose tracassait Harry. Il se décida finalement à poser la
question.
“- Professeur ?
- Oui, Harry !
- Vous disiez que
cette médaille est un secret familial, mais alors, comment savez-vous autant de
chose sur ce sujet, alors ?
- Euh...! Disons
que j’en ai entendu parler !”
Harry eut alors la très nette impression, au ton de sa
voix, qu’il ne disait pas toute la vérité. Mais, il laissa tomber et passa à un
autre sujet qui le préoccupait.
“- Professeur, vous avez eut des nouvelles de Rogue ?
- Du professeur
Rogue.
- Oui, du
professeur Rogue !
- Non,
malheureusement ! Mais ce silence ne me parait pas bon signe. Voldemort n’est
pas tendre avec ses serviteurs. Encore moins avec ceux qui lui mentent. Il est
capable de déceler des choses que n’importe quel autre être vivant ne pourrai
imaginer, notamment les mensonges. Et...! Pourquoi, cette question ?
- Ben, vous avez
annulé, temporairement les cours en extérieur, à cause des évènements d’hier,
mais, aussi le cours de Potion, alors que ces cours n’ont pas lieux en
extérieur, et puis, ce matin, il n’était pas là !
- Oui !
Effectivement ! Pourtant, hier, tout semblait habituel ! Je l’ai envoyé vérifié
si tous ses Serpentard étaient dans leur Salle Commune et c’est lui qui a
retrouvé les élèves manquants, dans le Parc ! Mais, ...!”
Il s’interrompit lorsque le professeur McGonagall, ayant frappé,
entra dans la pièce.
“- Excusez-moi de vous déranger, mais Cornélius Fudge est
ici et voudrait vous parler, monsieur le directeur ! Il dit que c’est urgent et
qu’il est pressé !
- Bon ! Faites le
venir à mon bureau, Minerva ! Quant à toi, Harry, tu peux aller rejoindre tes
amis.” ajouta-t-il, à l’adresse de l’adolescent, tandis que McGonagall,
quittait le bureau, sûrement pour chercher Fudge.
Or, Harry ne voulait surtout pas voir le ministre de la
magie, tant qu’il pouvait l’éviter. Alors, il sortit rapidement du bureau.
Revenu devant la Gargouille, il s’arrêta, préoccupé, et
observa sa médaille d’un air distrait. Pourquoi Dumbledore avait-il jugé
préférable de la lui donner maintenant, et pas plus tôt, si cette médaille
avait vraiment un effet protecteur ?
Finalement, lassé de ne pas trouver de questions à ses
réponses, Harry prit le chemin de la Tour de Gryffondor.
“Ah enfin ! Te voilà, Harry ! Qu’est-ce qu’il te voulait
Dumbledore ?” demanda Ron, lorsque Harry eut rejoint ses deux amis, dans un
coin de la Salle Commune.
Hermione, quant à elle, était penchée sur un livre épais,
et ne releva pas une seule fois la tête du bouquin.
“- Euh...Il voulait me parler de ce qui s’est passé hier
! (ce qui n’était pas tout à fait un mensonge !)
- Ah ! En tout
cas, je suis content que tu sois revenu ! Car Hermione ne s’est pas montré très
bavarde depuis tout à l’heure ! Depuis qu’on est revenu dans la Salle Commune,
après que tu sois parti avec Dumbledore, elle est plongé dans ses livres ! On se
fait une partie d’échecs ?
- Oui, pourquoi
pas ?” accepta Harry.
Le reste de la matinée passa tranquillement. Ron ne cessa
de faire des suppositions à propos d’Hermione, qui passa tout son temps à lire,
l’air maussade, et ne leur adressa pas une seule fois la parole.
“- Je suis sûre qu’elle râle parce que les examens sont
annulés ! marmonna Ron, après leur cinquième partie d’échec.
- Ca m’étonnerai
! Elle ne nous ferai pas la tête pour...! Dis moi, Ron, vous ne vous seriez
pas, encore disputés ?
- Qui ça ? Moi et
Hermione ? Non...! répliqua Ron. Oh, t’as gagné ! Oui, on s’est disputé ! Et
alors ? céda Ron.
- Et c’est quoi
le motif, cette fois ? demanda Harry.
- La même chose
que d’habitude ! Elle m’énerve ! bougonna Ron.
- Vous êtes pénible,
tous les deux ! A vous disputer pour des bêtises de ce genre ! Que je sache,
pour l’instant, elle prend son rôle de préfète très au sérieux, sans, toute
fois, devenir aussi maniaque que Percy, que je sache. Et puis, si ça concerne
Krum, elle a droit de sortir avec qui elle veut !
- C’est pas ça !
Enfin, ça concerne Krum d’une certaine façon ! Car Fred et Georges ont entendus
dire que les élèves de Durmstrang allaient venir, cette année, à Poudlard !
- Ah bon,
pourquoi ? s’étonna Harry, sans comprendre la raison de la dispute.
- Je sais pas !
En tout cas, quoi qu’il en soit, Krum l’avait dit à Hermione, lorsqu’elle était
allée chez lui ! Elle aurait pu nous le dire !”
Harry éclata soudain de rire.
“- Qu’est-ce qui t’arrive ? râla Ron, l’air un peu vexé.
- Ron, vous êtes
idiots de vous disputer pour une telle chose ! Si ça se trouve, elle pensait
nous en faire la surprise !
- Peut-être !
Mais n’empêche, on est ses amis....! On refait une autre partie ?
- Pas tant que
vous ne vous serez pas réconciliés !”
L’après-midi se passa paisiblement. Ron et Hermione
avaient faits la paix. Le cours d’Astronomie et le double cours d’Enchantements
s’étaient écoulés rapidement.
Après le dîner, les élèves restèrent longtemps, pour
commenter les évènements de la journée, dans la Salle Commune. Ron, les
jumeaux, Harry, Hermione et Lee, firent plusieurs parties de batailles
explosives. Vers dix heures, les Gryffondor regagnèrent enfin leurs dortoirs
respectifs.
Harry
passa un long moment à essayer de s’endormir. Il se posait trop de questions
pour pouvoir dormir. Si bien que, dans le calme du dortoir endormi, Harry resta
longtemps, songeur, les yeux au plafond, préoccupé par cette histoire de
médaille.
Chapitre précédent Chapitre suivant
Aller au Chapitre : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21,
22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41